De bonnes récoltes en perspective

Dans le cadre du suivi de la campagne agricole humide 2020-2021, dans les 13 régions du Burkina, l’Union Nationale des sociétés coopératives des Producteurs Semenciers du Burkina (UNPSB), a pris part à la visite des champs, aux côtés du ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles. Au terme de la tournée, la physionomie des plantes augure de bonnes récoltes.

De la région du Centre-ouest, à celle du Plateau-central, en passant par le Sahel, le Centre-sud et le Centre, une délégation de l’Union Nationale des sociétés coopératives des Producteurs Semenciers du Burkina (UNPSB), a pris part au suivi de la campagne agricole humide 2020-2021, aux côtés du ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles. Les spéculations divergent d’une région à une autre, mais aussi les difficultés. Mais dans l’ensemble, la physionomie des plantes fait naitre l’espoir pour de bonnes récoltes et ce, malgré le retard constaté dans le démarrage de la campagne agricole humide de cette année. Dans toutes les régions visitées,  les producteurs ont multiplié des initiatives afin de rattraper le retard et mettre toutes les chances de leurs côtés pour de bonnes récoltes.

Une vue du bas-fond rizicole de 50 ha de la commune de Zougoubila, village de Zigo, dans le Plateau-central

Cette année est une année exceptionnelle dira le ministre en charge de l’Agriculture Salifou OUEDRAOGO, en ce sens que dans le cadre de la pandémie du Covid 19, le gouvernement a tout mis en œuvre pour appuyer les producteurs avec des semences et des intrants pour leur permettre de produire pour nourrir le Burkina Faso. Aussi, dans le cadre de l’initiative « 1 million de tonnes de riz lancé par le président du Faso », des dispositions ont été prises surtout dans l’aménagement des bas-fonds pour accompagner les différents producteurs dans toutes les régions afin qu’on puisse atteindre cet objectif, a expliqué le ministre OUEDRAOGO.

Pour ce faire, des coopératives de femmes à travers toutes les régions ont bénéficié d’appuis conséquents pour renforcer la production rizicole. C’est le cas du bas-fond rizicole de Zoro, dans la province de la Sissili, d’une superficie de 25 hectares, exploité par 140 femmes, aménagé grâce à l’appui du PAPSA.

Les sites semenciers à l’honneur

Le président de l'UNPSB, Inoussa OUEDRAOGO, en compagnie du président régional des producteurs semenciers du Plateau-central, visitant un champ de maîs 

Un peu plus loin, dans la région du Plateau-central, c’est le site semencier de Philomond ILBOUDO, qui a reçu la visite de la délégation ministérielle, le jeudi 27 août 2020. Sur une superficie de 11 hectares, ce producteur semencier y produit du niébé de variété komcallée (3ha), du sariasso 16 de 3 hectares et du sésame sur 5 hectares, avec 6 membres de sa famille. Au regard de la physionomie de ses plantes, Philomond ILBOUDO fonde l’espoir que si les pluies atteignent début octobre, il fera une bonne moisson.

Du Plateau-central au Centre-sud, plus précisément dans la province du Zoundwéogo, dans le village de Zamtenga, c’est un bas-fond rizicole de 10 hectares, exploité par 72 femmes que le ministre et sa délégation ont pu visiter. Là aussi, grâce à l’appui en semences de variétés améliorées de riz et aux intrants agricoles, ces femmes  disent avoir investi 2 613 000 francs CFA et comptent au terme de la campagne agricole faire un bénéfice de 3 417 000 francs CFA, si toutefois dame nature reste clémente.

A Zamtenga comme partout ailleurs, les femmes ont émis un certain nombre de doléances, notamment l’accès à la terre, l’appui en puits maraichers pour leur permettre de pratiquer le maraichage en saison sèche, l’appui en motopompes, ainsi que l’appui en matériel d’étuvage pour la transformation du riz qu’elles produisent. A toutes ces doléances, le ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles a eu une oreille attentive et a promis de ne ménager aucun effort pour leur venir en aide, car quand la femme est autonome financièrement, c’est toute la famille qui en bénéficie, a-t-il laissé entendre.

 

Le Sahel, meilleure région en terme de production cette année

Le producteur semencier Hama Yéro DICKO, en compagnie du ministre en charge de l'Agriculture, Salifou OUEDRAOGO, dans la ferme semencière à Bani

Le 1er septembre 2020, la délégation ministérielle a mis le cap sur la région du Sahel, où le premier site visité est la ferme semencière de Bani, à quelques encablures de Dori. Le ministre a pu constater  de visu l’évolution de la campagne agricole dans cette localité, à travers la visite  des champs semenciers de mil, de sorgho et de niébé de Hama Yéro DICKO, un producteur semencier, membre de l’UNPSB.

Face à l’adversité de la nature de la région du Sahel, les producteurs de cette partie du Burkina ont su développer des initiatives et techniques de récupération et d’enrichissement des sols et ce, grâce à l’appui technique et financier des partenaires au développement du Burkina, notamment le PAM et la FAO.  C’est ainsi que des producteurs ont pu bénéficier de l’appui en fumure organique grâce à la fabrication de compost pour enrichir les sols et la réalisation du zaï pour la récupération des sols pauvres et dégradés, à travers le cash for work. Pour le ministre Salifou OUEDRAOGO, parmi les 12 régions visitées jusque-là, la région du Sahel est la meilleure  en termes de production agricole cette année. « Depuis que nous parcourons les 12 régions, à mon avis c’est la meilleure région en termes de production agricole. Vous aviez vu qu’il y’a l’épiaison déjà au niveau du petit mil qui est la spéculation par essence au niveau de la région du Sahel. Là nous avons vu les merveilles de l’utilisation rationnelle des techniques et technologiques de gestion de l’eau mais également l’utilisation de fertilisant comme la fumure organique qui tend à donner de très bons résultats », a indiqué le ministre en charge de l’Agriculture.

Selon Salifou OUEDRAOGO, le Sahel peut nourrir le Burkina Faso pour peu qu’on y mette les moyens : « Nous sommes très satisfaits de ce que nous avons vu ici et cela veut dire que le Sahel peut nourrir le Burkina, le Sahel n’est pas une fatalité, il suffit qu’on y mette les moyens et ces moyens ne sont pas de grands moyens. Il suffit d’y vulgariser les techniques localisées de l’eau telles que le zaï, les demi-lunes  accompagnées de la fumure organique, suivies d’un bon encadrement des producteurs et nous aurons des merveilles ».

La délégation ministérielle a visité le site de fabrication de compost dans la région du Sahel

Il faut noter que l’atteinte de ces bons résultats n’est pas le fruit du hasard, car l’utilisation des semences de variétés améliorées y est pour quelques choses. Cette année au Sahel, exceptionnellement nous avons eu des pluies précoces en mai suivi d’une poche de sècheresse de 21 jours. Malgré cela, grâce à l’utilisation des semences de variétés améliorées, adaptées au milieu, cela a permis qu’il y’ait de la résistance. La reprise des pluies a été bonne et, si la pluviométrie se poursuit ainsi nous serons proche de nos objectifs de production, de l’avis de Salifou OUEDRAOGO, tout en fondant l’espoir de voir le Sahel devenir le grenier du Burkina Faso.

 

Service de communication et des relations publiques

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